Condamné à 10 ans de travaux forcés le 18 septembre dernier par la Cour de cassation dans l’affaire FRIVAO, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, continue de contester sa culpabilité.

Dans une lettre ouverte adressée au peuple congolais et aux peuples d’Afrique, il qualifie sa condamnation de « manœuvre politique » et affirme que ses ennuis judiciaires seraient liés à son engagement politique depuis 2025.
Constant Mutamba affirme avoir servi l’État « avec loyauté et patriotisme ». Il accuse également certains collaborateurs de lui avoir prêté des ambitions présidentielles qu’il dit n’avoir jamais eues.
L’ancien ministre dénonce par ailleurs une instrumentalisation de la justice visant, selon lui, à ternir son image. Il soutient que les dossiers judiciaires engagés contre lui auraient été montés « sans preuve matérielle de détournement de fonds publics ».
Concernant les opérations financières au cœur du dossier FRIVAO, Constant Mutamba affirme que les 14 millions de dollars évoqués dans l’affaire n’ont jamais été décaissés. Il soutient également que les 4 millions de dollars destinés à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) sont gérés par cette institution pour la réhabilitation du zoo de Kisangani.
Il affirme enfin qu’un documentaire d’une heure et quinze minutes aurait été réalisé pour un coût de 650 000 dollars. Ces éléments constituent sa version des faits et sont contestés dans le cadre de la procédure judiciaire.
De son côté, la Cour de cassation a retenu des faits de détournement de deniers publics à la charge de Constant Mutamba et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Son coaccusé, Chançard Bolukola, ancien coordonnateur intérimaire du FRIVAO, a été condamné à sept ans de travaux forcés.
La Cour a également prononcé, pour les deux condamnés, une interdiction de voter et d’être éligibles pendant cinq ans après l’exécution de leur peine, ainsi qu’une interdiction d’accéder aux fonctions publiques et parapubliques.
Sa lettre rendue publique



