La RDC hausse le ton contre le recrutement des enfants dans les conflits. Ce mercredi 23 septembre à New York, la Ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a pris part à la cérémonie de signature de la Convention africaine sur le désarmement, démobilisation et réintégration des enfants soldats.

Organisée en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU à l’invitation du Maroc, cette cérémonie a lancé la phase de signature du texte. Une vingtaine de pays africains étaient présents.
Pour Kinshasa, le message est clair: il faut une action collective pour arracher les enfants des groupes armés et leur permettre de retrouver une famille, l’école et leur communauté.
« Pour la RDC, la protection de l’enfance et la consolidation de la paix ne sont pas de simples slogans. Elles exigent des engagements contraignants, une coopération régionale sincère et une volonté commune de tourner définitivement la page des conflits armés », a déclaré Thérèse Kayikwamba.
La cheffe de la diplomatie a salué le consensus autour de la Convention, tout en rappelant que les États peuvent émettre une déclaration interprétative.
Pour la RDC, signer ne suffit pas. Il faut des mécanismes concrets de prise en charge, de réadaptation et de retour dans les communautés, avec une attention spéciale pour les filles associées aux groupes armés, les survivantes de violences sexuelles, les enfants en situation de handicap et ceux dont les rôles sont souvent invisibles.
Un engagement fort pour un pays qui paie depuis des années le prix des conflits dans l’Est, et qui veut placer la protection des enfants au cœur de la paix, du DDR et de la reconstruction.