La Société Nationale d’Électricité (SNEL SA) a ouvert, ce 1er octobre, un cadre d’échanges avec les principaux acteurs économiques du pays afin de clarifier sa récente décision d’indexer les tarifs appliqués à la clientèle haute tension. Autour de la table, des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo, du Fonds d’Investissement Stratégique et de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité ont confronté leurs points de vue avec la direction générale de l’entreprise publique.

Pour la SNEL, l’indexation ne doit pas être perçue comme une hausse tarifaire classique. Elle correspond à un ajustement technique destiné à tenir compte de l’évolution du taux de change et de la valeur de la devise. L’objectif affiché est de préserver l’équilibre économique du secteur électrique, fortement sollicité par les grands consommateurs, notamment les sociétés minières.

Les discussions ont mis en avant la nécessité d’une mise en œuvre transparente et concertée. Les partenaires économiques ont insisté sur l’importance de garantir que les ressources générées soient orientées vers des projets structurants : modernisation des infrastructures, amélioration de la capacité énergétique et soutien au développement du secteur minier.

En initiant cette rencontre, la SNEL SA cherche à instaurer une culture de dialogue avec ses partenaires. L’entreprise affirme vouloir privilégier la pédagogie et la concertation, afin que chaque ajustement tarifaire soit compris et accepté comme une mesure de régulation, et non comme une contrainte imposée.