Genève : à l’ONU, la CNDH-RDC pointe l’insécurité comme principale menace pour les droits humains

La situation sécuritaire reste l’un des principaux facteurs de vulnérabilité des droits humains en RDC. C’est le constat dressé vendredi à Genève par Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH-RDC), devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Intervenant lors de la 63ᵉ session, dans le cadre du dialogue interactif renforcé sur la RDC, le président de la CNDH a alerté sur le lourd tribut payé par les populations dans l’est du pays.

Il a notamment évoqué les atteintes persistantes au droit à la vie et à l’intégrité physique, les déplacements forcés, ainsi que les violences sexuelles et les violations des droits des femmes et des enfants.

« Les procédures spéciales des Nations Unies ont encore documenté en 2026 des allégations d’exécution, de torture, de détentions arbitraires, de violences à l’égard des défenseurs des droits humains », a-t-il relevé.

Sur la lutte contre l’impunité, Paul Nsapu a plaidé pour le renforcement des enquêtes indépendantes ainsi que pour la protection des victimes, des témoins et des défenseurs des droits humains.

Il a enfin appelé à ne pas réduire la RDC à ses seules crises sécuritaires et à accompagner ses efforts en faveur de la consolidation de l’État de droit, tout en réaffirmant la disponibilité de la CNDH à travailler avec les partenaires nationaux et internationaux.

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