FELEP 2026 : Le Festival de Lecture Publique commence ce 20 Août à Kinshasa

Durant trois jours, la littérature congolaise et internationale entend sortir des cadres traditionnels pour aller à la rencontre du public. Contes, poésie, théâtre, lectures spectacles, performances, ateliers créatifs, jeux-concours et débats sont au programme de cette manifestation culturelle qui ambitionne de replacer le livre au cœur de la vie sociale et artistique.

Et si le livre cessait, le temps d’un festival, d’être seulement un objet que l’on feuillette pour devenir une voix, une scène et une expérience collective ? C’est tout l’enjeu de la première édition du Festival de Lecture Publique (FELEP), organisée du 20 au 22 août 2026 par le collectif « Les Inattendus », autour du thème évocateur : « Ma voix écrite : le livre en scène ».

Installé au Centre événementiel Le Jecolia, situé au 4, avenue Sergeant Moke, dans la commune de la Gombe, le FELEP se veut avant tout un espace de rencontre. Auteurs, comédiens, conteurs, poètes, artistes, professionnels du livre, jeunes et passionnés de littérature sont appelés à se retrouver autour d’une même ambition : faire de la lecture une pratique vivante, accessible et partagée.

La première journée, prévue le jeudi 20 août, commencera dès 9 heures avec un conte destiné au jeune public, avant un atelier de dessin et d’illustration. De 11 heures à 14h30, la jeunesse sera davantage mise à contribution à travers des jeux-concours et des animations interactives.

À 14h30, place à la réflexion avec une conférence-débat sur « La chaîne du livre en RDC », animée par Étienne Tshowa. Une séquence qui devrait permettre d’aborder les réalités du secteur du livre en République démocratique du Congo, mais aussi les enjeux liés à la production, à la diffusion et à la réception des œuvres littéraires.

La journée s’achèvera par une grande soirée de spectacles, de 16 heures à 20 heures. Au menu figurent notamment une offrande poétique de Minzoto Slam, ainsi que la présentation de « Ngalaka, la Belgeicaine », dont le premier volet sera interprété par plusieurs artistes, parmi lesquels Ya Mzee, Dorcas Tidi, Aaron Ndengé et Oncle P. La soirée proposera également « Maudit soit-il de TOMOKWABINI », une œuvre mise en scène par Joël Matondo.

Le vendredi 21 août donnera au festival une dimension particulière avec l’activité « Hors-les-murs ». Dès 8 heures à midi, « Kotanga na balabala (Ndlr. la lecture dans la rue) » entend porter la littérature au-delà de l’espace du festival, à travers une animation littéraire urbaine et une médiation de proximité.

La même journée proposera un spectacle de conte pour le jeune public, suivi d’ateliers et de jeux-concours destinés notamment aux enfants. La soirée, de 16 heures à 20 heures, sera consacrée aux performances avec plusieurs œuvres, dont « Le Bictari » de Yolande Elébé, la deuxième partie de « Ngalaka, la Belgeicaine », « Périr en la demeure » de Prosper Gubarika et « Mes élucubrations » de Brunel Lungambu.

Le samedi 22 août, dernière journée du festival, sera placé sous le signe de la poésie, du théâtre et du récit. La programmation prévoit notamment une séquence « Kasala et Poésie », une représentation de « Kulumimbi » de Bayuwa, ainsi que la troisième et dernière partie de « Ngalaka, la Belgeicaine », avant la cérémonie officielle de clôture.

Cette dernière séquence sera également marquée par la remise du Prix Littéraire Prosper Gubarika, destiné à distinguer l’excellence dans les catégories poésie, conte et prose.

Au-delà de la succession des spectacles, le FELEP porte un message culturel plus large. En donnant une place importante à la jeunesse, aux auteurs, aux artistes et aux professionnels de la chaîne du livre, les organisateurs cherchent à créer un dialogue entre l’écriture et le public. L’objectif est également de contribuer à la promotion de la lecture et à la valorisation de la création littéraire.

L’accès au festival est libre et ouvert à tous. Des services de restauration et un bar seront disponibles sur place, seulement les pique-niques et boissons extérieures ne sont pas autorisés dans l’enceinte du festival. Du 20 au 22 août, à la Gombe, le livre ne sera donc pas seulement à lire, il sera à voir, à écouter et à vivre.

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