Assemblée Nationale : Gratien Iracan refuse de présenter un bilan de réalisations d’infrastructures

Le député de l’opposition Gratien Iracan de Saint-Nicolas s’oppose à la demande du Bureau de l’Assemblée nationale qui exige des élus, d’ici au 15 octobre, des photos et vidéos de leurs « réalisations » dans leurs circonscriptions. Dans son communiqué 007/2026 publié ce mercredi 7 octobre à Kinshasa, il estime que c’est confondre les rôles.

Dans son communiqué officiel N°162/AN/CAB.RAPP./ABA/ELG/SO-SEPT-2026 du 5 octobre, le Bureau invite les députés à transmettre leurs réalisations : Écoles, Ponts, Routes, Centres de Santé et Œuvres sociales.

« Je suis favorable à la redevabilité. Un élu doit rendre compte à ceux qui l’ont élu. Encore faut-il savoir de quoi il doit rendre compte », répond l’élu.

Il rappelle qu’aux termes des articles 100 et 101 de la Constitution, le député représente la Nation, vote les lois et contrôle le Gouvernement. Construire des écoles, des routes, des ponts et des centres de santé est la mission de l’Exécutif, avec le budget de l’État.

« Juger un député au nombre d’ouvrages qu’il finance, c’est le transformer en bailleur de fonds et ouvrir la porte au clientélisme », écrit-il.

Député de l’opposition, Gratien Iracan affirme n’avoir « jamais reçu de l’État, que ce soit du Gouvernement ou de l’Assemblée nationale, le moindre appui financier, ni pour la réalisation d’infrastructures publiques, ni pour des assistances sociales ». Ses actions en faveur de la population, dit-il, sont faites avec ses propres moyens ou par plaidoyer.

Il demande donc au Bureau de l’Assemblée nationale de dire publiquement s’il existe un mécanisme de financement permettant aux députés de mener des réalisations publiques, de communiquer les noms des élus ayant obtenu des subventions et de centrer l’évaluation sur le travail parlementaire: initiatives législatives, contrôle parlementaire et plaidoyers en faveur des populations.

« Dans le délai fixé, je transmettrai le bilan de mes actions parlementaires. Le peuple congolais mérite la vérité sur le travail de ses élus », conclut-il.

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