Ce dimanche 11 octobre, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a exprimé sa consternation face à la tournure que prennent certains débats médiatiques en République démocratique du Congo.

Il dénonce « les propos ainsi que les publications de certains journalistes et les dérives de certains plateaux de télévision qui s’offrent à banaliser, voire à légitimer, des discours portant atteinte à la cohésion nationale, encourageant la rébellion ou justifiant des entreprises criminelles ».
Pour le président du CSAC, les limites de la liberté d’expression sont largement dépassées. « Nous sommes très loin de la liberté d’expression. Nous sommes face à des dérives susceptibles de constituer de graves violations de la loi », écrit-il.
Dans sa publication, il énumère les dérives qu’il entend désormais combattre : « L’apologie du terrorisme et des crimes, l’incitation à l’insurrection et à la mutinerie, les appels à la désobéissance militaire ainsi que le soutien et la propagande en faveur des mouvements rebelles ne sauraient être tolérés ».
Et de marteler : « La sécurité de l’État, l’intégrité territoriale et la cohésion de nos forces de défense ne sont pas négociables ».
Christian Bosembe annonce également des mesures imminentes contre les pratiques dénoncées. « Dès la semaine prochaine, des actions d’envergure seront engagées, dans le strict respect des lois de la République, contre ces dérives.
Que chacun se le tienne pour dit », prévient-il.Le président du CSAC conclut son message par un appel à la détermination et à la foi : « Que la peur quitte nos esprits et que DIEU bénisse la RDC ».