L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, aile Kibassa, sort de son silence. Dans une déclaration politique signée par son Secrétariat National, le parti cher à Augustin Kibassa Maliba condamne fermement toute tentative de prise de pouvoir par les armes et accuse l’ancien Président Joseph Kabila d’être à la tête d’un mouvement rebelle contre la République.


« 1997 n’est pas 2026 : la République ne se conquiert plus par les armes ». C’est le message fort de l’UDPS/KIBASSA. Dans cette déclaration, le parti rappelle que la RDC d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier, que le peuple congolais a mûri politiquement et aspire à la paix, à la démocratie et à la stabilité institutionnelle.
Il ne saurait accepter que les méthodes de conquête armée soient présentées comme des voies légitimes d’expression politique.
Le parti dénonce avec « une gravité particulière » la démarche de Joseph Kabila, qu’il présente désormais comme le dirigeant d’un mouvement rebelle engagé contre la République.
« Après des milliers de morts, des populations déplacées, des familles brisées et des territoires durablement meurtris, toute tentative de réactivation de la violence armée constitue une offense à la mémoire des victimes et une menace directe contre la paix nationale », écrit le Secrétariat National.
L’UDPS/KIBASSA estime qu’aucun responsable politique ne peut prétendre parler au nom du peuple congolais tout en entretenant la guerre. La légitimité politique, rappelle-t-il, « ne se reconquiert ni par la force, ni par la peur, ni par la subversion; elle se fonde sur le suffrage populaire, le respect de la Constitution et l’adhésion libre des citoyens. »
Le parti prend à témoin la communauté internationale et l’invite à observer avec la plus grande vigilance toute entreprise de déstabilisation de la RDC et toute tentative de banalisation des violences commises contre les populations civiles.