La surveillance génomique du virus Ebola franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo (RDC). Au 17 octobre 2026, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a mis à disposition 1 000 séquences génomiques de haute qualité sur la plateforme internationale Pathoplexus, afin de permettre aux scientifiques de mieux comprendre les caractéristiques du virus et de suivre son évolution au cours de la 17e épidémie d’Ebola qui touche le pays.

Sous la direction du professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum, les équipes de l’INRB ont réalisé un important travail de séquençage génomique. Ces 1 000 séquences constituent une base de données précieuse pour l’étude de la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Concrètement, ces données permettront aux chercheurs du monde entier de mieux comprendre les caractéristiques et la virulence de la souche en circulation, de suivre ses mutations au fil des transmissions et d’orienter plus efficacement les stratégies de riposte sur le terrain.
Le partage de ces données sur Pathoplexus, une plateforme internationale dédiée aux données génomiques des agents pathogènes, témoigne de l’engagement de la RDC dans la recherche scientifique et la lutte contre les fièvres hémorragiques virales.
Réalisés avec l’appui des partenaires techniques et financiers de l’INRB, ces travaux contribuent également au renforcement des capacités nationales de surveillance génomique.
Cette avancée scientifique intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à sa 17e épidémie d’Ebola, soulignant l’importance de la recherche dans la compréhension du virus et l’amélioration des mécanismes de riposte.