Une centrale électrique flottante d’une capacité de 134 mégawatts (MW) pourrait bientôt renforcer l’approvisionnement en électricité de Kinshasa. Le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL SA), Teddy Lwamba, a inspecté le navire à Istanbul, en Turquie, en vue de son acheminement vers Matadi et de son raccordement au réseau électrique.

Développée par l’entreprise turque Karpowership, cette solution repose sur une centrale électrique installée à bord d’un navire. L’électricité produite devrait être injectée dans le réseau de la SNEL afin d’améliorer la desserte des ménages kinois.
L’enjeu est de taille : réduire les délestages, permettre aux familles de mieux conserver leurs aliments, d’éclairer leurs foyers et d’offrir aux enfants de meilleures conditions d’étude.
Des retombées économiques sont également attendues pour les artisans, les commerçants et les petites entreprises, souvent contraints de recourir à des groupes électrogènes coûteux. Une alimentation électrique plus stable leur permettrait de poursuivre leurs activités avec moins d’interruptions.
Les services essentiels, notamment les centres de santé, pourraient également bénéficier d’une meilleure disponibilité de l’électricité.
À l’issue de cette inspection, les équipes de la SNEL et de Karpowership ont poursuivi les discussions sur les prochaines étapes du projet, notamment le transport du navire et les travaux de raccordement au réseau.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts engagés sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour améliorer l’accès à l’électricité à Kinshasa.
Si le calendrier est respecté, cette centrale flottante pourrait contribuer à atténuer le déficit chronique d’électricité auquel fait face la capitale congolaise, qui compte plus de 17 millions d’habitants.