Il y a 29 ans, le 7 septembre 1997, disparaissait Mobutu Sese Seko, ancien président du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo. Il est mort à Rabat, au Maroc, à l’âge de 66 ans, après plusieurs mois d’exil consécutifs à la chute de son régime.

Arrivé au pouvoir en 1965, Mobutu a dirigé le pays pendant près de 32 ans, une longue période marquée notamment par le parti unique, le culte de la personnalité et une politique d’« authenticité » qui avait conduit, en 1971, au changement du nom du pays en Zaïre.
Son règne prend fin en mai 1997 avec l’avancée des forces de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigées par Laurent-Désiré Kabila. Mobutu quitte alors le Zaïre et s’exile d’abord au Togo avant de rejoindre le Maroc.
Quelques mois seulement après son départ du pouvoir, son état de santé se dégrade fortement. Atteint d’un cancer de la prostate, il décède le 7 septembre 1997 à l’hôpital militaire Mohamed V de Rabat. Il sera ensuite inhumé dans la capitale marocaine, lors d’une cérémonie familiale.
Vingt-neuf ans après sa disparition, le nom de Mobutu reste profondément lié à l’histoire politique de la RDC. Son héritage continue de susciter des lectures contrastées, entre ceux qui retiennent son rôle dans la stabilité et le rayonnement international du Zaïre à certaines périodes, et ceux qui dénoncent la répression politique, la corruption et les dérives autoritaires de son régime.
En ce 7 septembre 2026, cette date anniversaire constitue ainsi un moment de mémoire et de réflexion sur l’une des périodes les plus longues et les plus controversées de l’histoire politique congolaise.