En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Mines de la RDC, Louis Watum Kabamba, a pris part, ce jeudi 24 septembre 2026 à New York, au forum « Financing Africa’s Future », organisé par Invest Africa autour du financement des corridors stratégiques, avec un accent particulier sur le Corridor de Lobito.

Aux côtés de représentants de l’Africa Finance Corporation (AFC), de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et de TechMet, le ministre a présenté la vision de la RDC : faire du Corridor de Lobito bien plus qu’une simple voie d’évacuation des minerais, mais un véritable corridor économique et industriel, capable de stimuler les investissements, l’industrialisation et la création d’emplois.
« Pour la RDC, le chemin de fer est l’épine dorsale, mais l’industrialisation est l’objectif », a-t-il déclaré.
Louis Watum Kabamba a également souligné l’importance stratégique de la liaison ferroviaire Dilolo-Sakania, longue de plus de 1 000 kilomètres, qui doit renforcer la connexion entre les principaux bassins miniers du Lualaba et du Haut-Katanga et le réseau ferroviaire menant au port de Lobito.
Au-delà du transport des minerais, le ministre a insisté sur la nécessité de développer des chaînes de valeur locales autour du corridor, notamment dans la transformation du cuivre et du cobalt, les équipements électriques, l’ingénierie, la maintenance, les services, les PME et la sous-traitance congolaise.
L’agriculture pourrait également bénéficier des infrastructures et des opportunités économiques générées le long du corridor. Pour Louis Watum Kabamba, l’intérêt du Corridor de Lobito ne réside pas uniquement dans l’abondance des ressources minières africaines ou dans leur acheminement.
Il constitue également une architecture intégrée réunissant ressources minières, infrastructures, capitaux et marchés au sein d’un même système.
Le ministre a par ailleurs appelé à une approche intégrée du financement des infrastructures, associant les États, les institutions financières de développement, les investisseurs privés et les partenaires stratégiques, chacun assumant les risques qu’il est le mieux placé à gérer.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui entend faire du Corridor de Lobito un levier d’intégration régionale, de création d’emplois, de développement industriel et de transformation économique de la RDC.