Le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a associé les élus de la Grande Orientale au processus de mise en œuvre des réparations collectives du FRIVAO. Une première enveloppe de 120 millions de dollars américains, soit 30 millions USD par province, est destinée aux communautés affectées de l’Ituri, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.
La rencontre s’est tenue mercredi 30 septembre à l’Hôtel du Gouvernement, à Kinshasa, avec les députés nationaux et sénateurs du Caucus de la Grande Orientale. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes de transparence et de redevabilité dans la mise en œuvre des projets destinés aux communautés affectées.
« Notre responsabilité aujourd’hui est de transformer cette victoire judiciaire en bénéfices tangibles pour les communautés affectées », a déclaré le Garde des Sceaux.
Les réparations collectives concernent notamment la construction d’infrastructures sanitaires et scolaires, l’accès à l’eau potable, le relèvement économique, ainsi que des initiatives en faveur de la mémoire, de la cohésion sociale et de la résilience.
« En tant qu’autorité de tutelle, notre rôle sera de veiller à la transparence et à la traçabilité de ce processus », a insisté Guillaume Ngefa.
Le FRIVAO reste chargé de la gestion et de l’affectation des fonds. Le ministre a invité les élus à contribuer à la sensibilisation des communautés, à la définition des priorités dans les cahiers des charges et au suivi de l’exécution des projets.
De leur côté, les élus ont insisté sur la nécessité d’un processus transparent et équitable, tant dans l’identification des bénéficiaires que dans la mise en œuvre des projets.
325 millions USD accordés par la CIJ
Ce processus découle de l’arrêt rendu le 9 février 2022 par la Cour internationale de Justice (CIJ), qui a fixé à 325 millions USD le montant des réparations dues par l’Ouganda à la RDC pour les dommages résultant de ses activités illicites sur le territoire congolais.
Le ministère de la Justice a indiqué que la dernière tranche due par l’Ouganda a été réceptionnée le 3 septembre 2026. Les autorités annoncent par ailleurs le renforcement des mécanismes de gouvernance ainsi que l’audit du fichier des victimes.
Les réparations collectives constituent une première phase du processus, tandis que les indemnisations individuelles restent liées aux opérations d’audit, de vérification et de validation des fichiers des victimes.
À l’issue de la rencontre, le chef de la délégation du Caucus, André Lite, a salué la démarche : « Le Ministre est dans sa stratégie de redevabilité et de transparence. Nous ne devrions que lui donner acte de cet engagement. »