Le parquet fédéral belge confirme avoir mené mercredi 14 octobre des perquisitions à Bruxelles et dans les Brabants flamand et wallon dans une instruction pour blanchiment.

Selon les avocats des plaignants et La Libre Belgique, ces opérations viseraient des proches du chef de l’État congolais, qui n’est pas directement concerné.
Plusieurs perquisitions ont été réalisées concomitamment ce mercredi 14 octobre à Bruxelles et dans plusieurs communes des Brabants flamand et wallon. C’est ce qu’indique le parquet fédéral belge dans un communiqué laconique publié le même jour.
L’instruction a été ouverte sur réquisition du parquet fédéral du chef de blanchiment, à la suite de la réception de plaintes déposées par des organisations non gouvernementales en juillet 2025. Pour des raisons de secret de l’instruction et de présomption d’innocence, le parquet indique ne communiquer aucune information additionnelle.
Une plainte pour exploitation minière au KatangaL’origine de l’affaire remonte à un rapport publié en avril 2025 par la plateforme d’ONG DESC/RDC, qui dénonce une appropriation présumée de ressources minières au Katanga.
Le 8 juillet 2025, une plainte de 80 pages a été déposée à Bruxelles par Me Bernard Maingain, pour le compte d’un collectif d’ONG congolaises. Les plaignants accusent des membres de la famille présidentielle d’exploitation minière illégale et dénoncent des circuits de prédation présumés.
La plainte évoque également des faits présumés de corruption et de détournement.Ces accusations, étayées selon Me Maingain de témoignages et de documents, ne constituent à ce stade pas des faits judiciairement établis.
Neuf personnes de nationalité belgeSelon le collectif des plaignants, le dossier vise neuf personnes possédant la nationalité belge, ce qui justifierait la saisine de la justice belge, compétente pour poursuivre ses nationaux pour des faits présumés commis à l’étranger.
Le parquet ne confirme pas ce chiffre et ne nomme aucune personne visée.
Dans un communiqué publié le 15 octobre à Bruxelles, le collectif salue une étape « très importante pour la manifestation de la vérité » et un « signal fort dans la lutte contre l’impunité ».
Rappelons qu’une perquisition est un acte d’enquête destiné à rechercher des preuves. Elle ne préjuge en rien de la culpabilité des personnes concernées.