Dialogue National : L’opposant Martin Fayulu rejette les consultations populaires annoncées par le Président Tshisekedi

L’opposant congolais Martin Fayulu a vivement réagi à l’initiative de consultations populaires annoncée par le Président Félix Tshisekedi. Au nom de la coalition Article 64 (C64), il a opposé un « non catégorique » à cette démarche, estimant qu’elle ne saurait se substituer à un dialogue national véritablement inclusif.

Dans une déclaration rendue publique le 28 août à Kinshasa, Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de contourner les véritables attentes de la classe politique et de la population congolaise.

« Nous opposons un NON CATÉGORIQUE aux prétendues consultations populaires de M. Félix Tshisekedi. Il refuse un dialogue national inclusif et préfère une démarche destinée à recueillir, puis à édulcorer, la voix de la base pour fabriquer un prétendu plébiscite en faveur du changement de Constitution. »

Pour le président de l’ECiDé, ces consultations suscitent des inquiétudes quant à leur finalité réelle, particulièrement dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle modification de la Constitution.

Martin Fayulu affirme que le peuple congolais demeure vigilant face à toute initiative susceptible, selon l’opposition, de remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel.

« Les Congolais ne sont pas dupes. La volonté populaire ne se trafique pas. Pas de troisième mandat ! », a-t-il martelé.

Cette prise de position s’inscrit dans la ligne défendue depuis plusieurs mois par la coalition Article 64, qui rassemble plusieurs figures de l’opposition autour de la défense de la Constitution et du rejet de toute initiative pouvant ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir présidentiel au-delà des échéances prévues.

Alors que Félix Tshisekedi a annoncé son intention d’engager un processus de dialogue national, la question de la participation des différentes forces politiques demeure au centre des débats. Le Chef de l’État a notamment fixé certaines limites concernant la participation des groupes armés aux discussions.

Pour Martin Fayulu et ses alliés, la priorité reste donc l’organisation d’un dialogue national inclusif, susceptible de réunir les principales forces vives du pays autour des défis politiques, sécuritaires et institutionnels auxquels fait face la République démocratique du Congo.

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