Discours de Joseph Kabila : dans une tribune philosophique, Gentiny Ngobila Mbaka présente une critique acerbe et précise

Le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, président national de l’Alliance des Congolais progressistes (ACP), a publié, ce 11 octobre, une tribune philosophique dans laquelle il réagit à la récente sortie médiatique de l’ancien président Joseph Kabila.

Dans ce texte, il dénonce ce qu’il considère comme une tentative de blanchiment politique et moral d’un ancien chef d’État qu’il accuse d’être à l’origine de graves crimes contre la République démocratique du Congo.

Dans cette tribune, l’ancien gouverneur de la ville de Kinshasa décrit Joseph Kabila comme un « Néron noir incendiaire », jouant de la lyre sur le sang des Congolais versé par le M23. Il estime que la mémoire collective congolaise ne peut servir d’outil de blanchisserie pour un ancien président devenu, selon lui, « rebelle ».

Cette analogie vise à montrer que Kabila, comme Néron, aurait cherché à détourner les responsabilités de ses propres crimes en accusant d’autres.

Docteur honoris causa de l’Université catholique Omnia Omnibus, Gentiny Ngobila Mbaka souligne que les talents dialectiques peuvent être dangereux lorsqu’ils ne reposent pas sur une formation philosophique solide. Il qualifie le discours de Kabila de « cynique » et de « contradictoire », révélant, selon lui, un attachement fidèle au Rwanda et une volonté de blanchir ses crimes d’État.

Pour lui, l’ancien président n’a fait aucun progrès moral depuis son départ du pouvoir.Revenant sur la comparaison entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le sénateur rejette toute comparaison entre les deux gouvernances. Il oppose la « gestion lumineuse » des huit dernières années à la « gouvernance ténébreuse » des dix-huit années de pouvoir de Kabila.

Selon lui, comparer les deux revient à mettre sur le même plan le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres.

Gentiny Ngobila Mbaka dresse la liste des accusations contre KabilaDans sa tribune, le président national de l’Alliance des Congolais progressistes (ACP) énumère plusieurs griefs contre l’ancien président :

– Affaiblissement de l’armée : brassages multiples, élimination d’officiers issus des anciennes Forces armées zaïroises (FAZ) et complicité avec le Rwanda.

– Braderie des minerais : contrats jugés léonins avec la Chine.

– Répression politique : arrestations et assassinats de journalistes et d’opposants.

– Soumission au Rwanda : perte de souveraineté nationale et ministres désignés par Kigali.

– Enrichissement illicite : accumulation de richesses sans cause légitime.

Se prononçant sur la question de la paix et de la souveraineté, M. Ngobila affirme que, sous Kabila, la RDC était vassalisée par le Rwanda et que la souveraineté nationale était exercée par Paul Kagame.

Il oppose cette situation à celle d’aujourd’hui, estimant que « Tshisekedi aurait rétabli la dignité et la souveraineté du pays ». Le sénateur accuse Kabila de refuser de désigner l’agresseur rwandais et de détourner le débat vers des accusations de tribalisme.

L’incohérence extraordinaire de Joseph KabilaLa tribune du sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, en réponse à la sortie médiatique de Joseph Kabila, insiste sur l’« incohérence extraordinaire » de ce dernier.

Il explique que si les hommes reconnaissent certaines faiblesses, comme la timidité ou la maladresse, ils refusent d’admettre des vices graves tels que la tyrannie, la criminalité ou l’injustice. Pour Ngobila, Kabila incarne cette incohérence en refusant de reconnaître ses crimes tout en accusant autrui.

Il faut retenir de cette tribune que le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, président national de l’Alliance des Congolais progressistes (ACP) et ancien gouverneur de la ville de Kinshasa, compare les crimes de Kabila à ceux de Néron, évoquant le parricide, le fratricide et les crimes d’État imprescriptibles.

Rappelant ce qu’il présente comme des preuves de l’association de Kabila au M23 et au Rwanda, il appelle à la vigilance et à la préservation de la mémoire collective.

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