Églises de réveil : Moïse Mbiye et Jules Mulindwa au cœur d’une nouvelle controverse

Une nouvelle controverse secoue le milieu des Églises de réveil en République Démocratique du Congo. Au centre des débats, des propos attribués au pasteur Moïse Mbiye et au prophète Jules Mulindwa, jugés attentatoires à l’honneur des responsables religieux et à la figure de Jésus-Christ.

Lors d’une réunion présentée comme décisionnelle le 15 septembre, un regroupement de responsables des Églises de réveil aurait appelé le pasteur Moïse Mbiye à la repentance. En cause, des propos tenus lors d’une prédication en mai dernier, où il aurait qualifié certains leaders religieux de « camp des lépreux ».

Des propos tenus dans un contexte où le pasteur critiquait des leaders religieux engagés dans le débat politique et constitutionnel.

Selon plusieurs médias congolais, ce regroupement, auquel seraient associés les pasteurs Évariste Ejiba, Léopold Mutombo, Mukuna, Paul Mukendi et Godé Mpoyi, envisagerait des démarches auprès des instances judiciaires et du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) pour incitation à la haine.

Mais, ces informations restent à confirmer officiellement.Cette affaire intervient alors que le prophète Jules Mulindwa a déjà été sanctionné par le CSAC en 2026. En juin, le régulateur avait suspendu ses interventions médiatiques pour 30 jours pour propos jugés « injurieux, méprisants et discriminatoires ».

Une suspension ensuite portée à 60 jours pour propos « injurieux et diffamatoires » et « provocation directe à l’assassinat »Par ailleurs, une ancienne séquence datant de mars 2025 refait surface sur les réseaux sociaux. On y entend le prédicateur qualifier Jésus de Nazareth de « zoba », terme lingala signifiant « idiot », provoquant une vive indignation.

Ces différentes affaires relancent le débat sur la responsabilité des leaders religieux dans leurs prises de parole publiques, à l’ère des réseaux sociaux.

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