Le Ministère de la Formation Professionnelle et le Club BTP-CMA ont franchi une nouvelle étape dans la réforme de la formation professionnelle en République démocratique du Congo. Ce mercredi 1e octobre , les deux parties ont procédé, au Musée National de Kinshasa, à la remise officielle et à la réception administrative de 244 référentiels des métiers et des compétences.

Ces documents techniques visent à établir un langage commun entre les établissements de formation, les entreprises, les institutions chargées de l’évaluation et de la certification, ainsi que les jeunes en quête d’insertion professionnelle.
Ils doivent notamment permettre d’adapter les formations aux exigences réelles du marché de l’emploi et de mieux définir les compétences nécessaires à l’exercice de chaque métier.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment des députés nationaux, des sénateurs, des membres du Gouvernement, des autorités provinciales ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques, parmi lesquels la Fédération des entreprises du Congo (FEC), IRMA et Immorose.
L’événement a été marqué par les interventions du Ministre d’État, Ministre de la Formation Professionnelle, Maître Marc Ekila Likombo, et du président du Club BTP-CMA, le sénateur Jean Bamanisa Saidi.
Prenant la parole, Marc Ekila Likombo a considéré la réception de ces référentiels comme « la fin d’un processus et le début d’un autre ». Pour le ministre, leur mise en œuvre devra désormais conduire à l’élaboration de programmes de formation adaptés, à la mise en place de certifications crédibles et à une meilleure reconnaissance des compétences sur le marché du travail.
« Le référentiel des métiers et des compétences est une boussole. Il est la description claire et précise de ce qu’est un métier sur le terrain et des compétences concrètes qu’il faut maîtriser pour l’exercer », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de « former pour l’emploi ».
Le secteur du bâtiment et des travaux publics figure parmi les domaines concernés par cette démarche. Dix métiers sont notamment identifiés comme prioritaires : maçonnerie générale, coffrage-ferraillage, électricité bâtiment, plomberie sanitaire et installation, carrelage et revêtement des sols et murs, menuiserie bois et aluminium, peinture bâtiment et décoration, soudure et chaudronnerie, topographie et dessin bâtiment/BIM, ainsi que chef de chantier et conducteur de travaux.
À travers ces référentiels, les initiateurs entendent rapprocher davantage la formation professionnelle des réalités du terrain. L’objectif affiché est de permettre aux jeunes de disposer de compétences directement mobilisables dans l’exercice d’un métier, tout en offrant aux entreprises des profils répondant à des standards clairement définis.
La prochaine étape consistera ainsi à traduire ces référentiels en formations, en dispositifs d’évaluation et en certifications, afin que cet outil puisse produire des effets concrets sur l’employabilité des jeunes et les besoins en main-d’œuvre qualifiée en RDC.