L’opposant Delly Sesanga réagit aux marches de soutien aux institutions organisées ce mardi 22 septembre par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Dans une déclaration politique, le président du parti Envol dénonce ce qu’il considère comme un traitement inégal dans la gestion des manifestations publiques.
« Que l’UDPS marche aujourd’hui : c’est son droit. Mais, en démocratie, ce droit ne peut devenir le privilège exclusif du parti au pouvoir », affirme-t-il.
Delly Sesanga rappelle qu’une semaine plus tôt, une marche pacifique de l’opposition avait été réprimée, alors que, selon lui, celle organisée par l’UDPS a bénéficié « d’un itinéraire concerté et d’un encadrement sécuritaire ».
Pour l’opposant, cette situation constitue un « deux poids, deux mesures » révélateur, selon lui, d’une conception inégale des libertés publiques, qui seraient « garanties aux gouvernants, mais refusées à leurs adversaires ».
Delly Sesanga critique également le discours porté lors de ces manifestations. Il estime que « le peuple congolais connaît ces mises en scène où les slogans triomphants et la mobilisation organisée tentent de masquer l’essoufflement du régime ».
L’opposant conclut sa déclaration en se projetant vers les prochaines échéances électorales. Il affirme que « le peuple congolais » fera respecter la Constitution « par la mobilisation pacifique et par les urnes », tout en rejetant toute modification constitutionnelle visant, selon lui, à permettre un troisième mandat ou un report des échéances électorales.
« Le calendrier, lui, ne fait pas de sentiment : dans 851 jours, le mandat prendra fin. Cap sur 2028. En attendant, pas de changement de Constitution, pas de troisième mandat, pas de glissement au-delà de 2028 ! », conclut-il.