La situation sécuritaire dans les espaces jadis occupés par le phénomène Mobondo connaît une évolution positive, selon Éliezer Ntambwe, ministre délégué aux Anciens Combattants. Il l’a fait savoir lors d’un briefing de presse tenu aux côtés de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias.

Placée sous le thème de la pacification et de la restauration de l’autorité de l’État dans les espaces jadis occupés par le Mobondo, cette rencontre a notamment porté sur la situation dans le triangle comprenant Kinshasa, le Bandundu et le Kongo Central.
Éliezer Ntambwe a rassuré sur la reprise progressive de la circulation sur certains axes routiers autrefois affectés par l’insécurité.« Sans crainte, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables », a-t-il affirmé.
Selon le ministre, les affrontements à l’origine de cette crise relevaient davantage d’un conflit foncier que d’un conflit communautaire. Il a fait état de 72 villages pacifiés, qu’il présente comme une avancée dans les efforts engagés pour restaurer la paix et l’autorité de l’État.
Éliezer Ntambwe a également expliqué avoir reçu pour mission de mobiliser les personnes encore présentes dans la brousse afin de les convaincre de déposer les armes et de rejoindre le processus de pacification.
Dans ce cadre, il a indiqué qu’un premier lot de 146 armes avait déjà été remis à la logistique par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense. D’autres armes devraient, selon lui, être récupérées au fur et à mesure de la poursuite de l’opération.
Concernant les personnes engagées dans le processus, le ministre a annoncé que 596 personnes ont été envoyées à Kanyama Kasese, tandis que le processus se poursuit.
Tout Yaka n’est pas Mobondo
Dans son intervention, Éliezer Ntambwe a par ailleurs appelé à éviter tout amalgame entre l’appartenance communautaire et le phénomène Mobondo.
« Tout Yaka n’est pas Mobondo », a-t-il précisé.
À travers ce briefing, les autorités ont voulu faire le point sur les avancées de l’opération de pacification et de restauration de l’autorité de l’État dans les territoires affectés par les violences.
Il faut noter que ce processus vise notamment à préserver les acquis sécuritaires, à favoriser la reddition des combattants et à accompagner la réintégration des personnes qui renoncent à la lutte armée, avec pour objectif de pérenniser le retour à la paix dans les zones concernées.