Le médecin Dr. Hervé Mutinzumu Nansua a lancé, le 9 septembre 2026, une alerte sanitaire à l’attention des autorités congolaises et de la population sur la consommation abusive d’une préparation appelée « Mpuku amemi congélateur [Ndlr. La souris qui transporte le congélateur] », très répandue chez les jeunes. Dans une lettre ouverte, adresse à Madame Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, Cheffe du Gouvernement Congolais, le médecin insiste sur les conséquences qui peuvent être évitées dès à présent.

Selon lui, ce mélange contiendrait du diazépam, du tramadol, de la cyproheptadine, de la prométhazine et d’autres substances non encore identifiées. Pris sans indication médicale et en association, ces produits peuvent provoquer des effets graves : somnolence, troubles de la mémoire et de la coordination, dépendance, convulsions, voire dépression respiratoire.
« Nous ne devons pas attendre le décès pour réagir. La circulation d’une préparation présentée comme une drogue et composée de plusieurs médicaments doit être considérée comme un signal d’alerte de santé publique », écrit le Dr. Mutinzumu.
Risques pour la jeunesse
Chez les jeunes, l’usage répété de ce mélange peut entraîner plusieurs méfaits. Le Dr. Mutinzumu énumère :
- Une baisse de concentration et des capacités d’apprentissage,
- Des troubles de mémoire et de comportement,
- Une dépendance difficile à traiter,
- Des accidents liés à la perte de vigilance, et
- Dans les cas les plus graves, le décès.
Face à ce phénomène inquiétant, le médecin recommande vivement :
- Une investigation sanitaire et épidémiologique,
- Une analyse toxicologique des produits,
- Un renforcement de la surveillance contre le détournement des médicaments,
- Une sensibilisation ciblée dans les écoles et universités,
- Une information des parents sur les signes d’alerte, et
- Une collaboration accrue entre autorités, professionnels de santé et communautés.
Pour le Dr. Mutinzumu, il s’agit de protéger la jeunesse congolaise contre une nouvelle forme de toxicomanie et de préserver le capital humain du pays. Il appelle la Première Ministre et le Ministre de la Santé à prendre des mesures urgentes afin d’éviter que ce phénomène ne prenne de l’ampleur.