La Coalition Article 64 (C64) rejette fermement l’initiative lancée par le président Félix Tshisekedi autour du dialogue national. Dans une déclaration, cette plateforme de l’opposition qualifie les consultations annoncées de « prétendues consultations populaires » et estime qu’elles ne répondent pas aux principales urgences auxquelles le pays est confronté.

Pour la C64, les priorités devraient plutôt porter sur la guerre, l’insécurité, les crises sanitaires et la situation sociale des Congolais. La coalition accuse ainsi le pouvoir de détourner l’attention des préoccupations majeures du pays.
La plateforme d’opposition affirme également voir, derrière ces consultations et les « états généraux » évoqués, une volonté de préparer un changement de la Constitution susceptible, selon elle, d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi. Elle associe également cette démarche à des risques de « balkanisation » de la République démocratique du Congo.
La C64 dénonce par ailleurs la gestion de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et accuse le pouvoir de se servir de la guerre et des difficultés de la population pour favoriser un maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles.
Face à cette situation, la coalition réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution visant à permettre un troisième mandat. Elle lance notamment deux mots d’ordre : « Non au changement de Constitution » et « Non au troisième mandat ».
La C64 maintient enfin son appel à une mobilisation nationale le 15 septembre 2026, qu’elle présente comme une marche contre le changement de Constitution.
Ces accusations constituent la position de la C64. Elles ne signifient pas, à elles seules, qu’un projet de troisième mandat ou de balkanisation est établi comme un fait.