RDC: Marie-Ange Mushobekwa claque la porte de Kabila et refuse la lutte armée du FRN

Elle dit non à la guerre. Au lendemain de la création à Goma du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire qui assume le recours à la force, l’ancienne ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa a annoncé ce mardi 13 octobre se désolidariser de Joseph Kabila. C’est la troisième défection en 24 heures après Patrick Nkanga et Allegra Fosh.

Dans une déclaration intitulée « La croisée des chemins: je fais le choix républicain », publiée sur X, elle tranche: « Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, je décide de prendre des distances avec cette voie ».

Elle précise n’y être liée « de près ni de loin ».Fidèle à Kabila pendant dix ans, l’ancienne ministre dit avoir servi avec « loyauté, respect et conviction », mais estime que ce passé ne l’oblige pas à suivre ses nouvelles orientations.

Elle coupe court à toute récupération: ce refus de la lutte armée ne signifie pas un ralliement au pouvoir de Félix Tshisekedi. Elle entend rester dans l’opposition à Kinshasa, pour mener son combat « de manière républicaine et mains nue ».

Réaffirmant son attachement à l’unité du pays, elle plaide pour un « dialogue franc, inclusif et constructif » comme seule voie vers une paix durable.

Si Mushobekwa nomme clairement la « voie armée »de Kabila, Nkanga, lui, a invoqué la « convenance personnelle » et Fosh le refus de « « déstabiliser les institutions ».

Trois formules différentes pour une même fracture: la famille politique de l’ancien président vole en éclats au moment où celui-ci choisit les armes.

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