La désignation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN) lève toute ambiguïté sur son engagement rebelle. C’est la lecture de l’ancien ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, qui estime que cet acte donne raison aux dénonciations du président Félix Tshisekedi.

Dans une déclaration ce lundi 12 octobre 2026, Peter Kazadi affirme que la création du FRN, nouvelle dénomination de l’AFC/M23, marque « la fin de toute ambiguïté sur son engagement public dans la rébellion ».
Selon lui, cette prise de responsabilité publique « constitue désormais un élément majeur dans l’appréciation » des accusations portées depuis des années par Félix Tshisekedi et certains acteurs internationaux sur l’influence de Kabila dans la rébellion.
Pour l’ancien VPM de l’Intérieur, le changement de nom ne change rien sur le fond. « Le FRN n’est qu’une autre face de la même médaille. Il ne s’agit pas d’une nouvelle rébellion, mais bien d’une incarnation de la même rébellion, sous une autre dénomination. » Une structure qui, dit-il, ne saurait effacer « les violences », « l’occupation d’une partie du territoire » ni « le soutien apporté par le régime de Kigali ».
Peter Kazadi appelle la population à « garder sa sérénité », à faire confiance aux forces de défense et à « demeurer vigilante », tout en rappelant que « notre souveraineté n’est pas négociable » et que « résister à l’agression demeure un devoir citoyen ».