Le président zambien Hakainde Hichilema a prêté serment ce mardi 1er septembre 2026 pour un deuxième mandat à la tête de la Zambie, après sa victoire à l’élection présidentielle du 13 août dernier.

Selon les résultats officiels, le chef de l’État a remporté le scrutin avec 60,5 % des suffrages, devant son principal adversaire, Brian Mundubile, qui a obtenu 38 % des voix.
Une investiture sous haute surveillance
La cérémonie d’investiture s’est déroulée au National Heroes Stadium de Lusaka, en présence de milliers de militants et sympathisants de l’United Party for National Development (UPND), formation politique au pouvoir.
Chants et danses traditionnelles ont rythmé la cérémonie, organisée dans une ambiance festive. L’événement a toutefois été placé sous haute surveillance, avec un important dispositif de sécurité déployé dans la capitale. La police avait notamment mis en garde contre d’éventuelles manifestations à travers le pays.
Plusieurs dirigeants africains ont pris part à la cérémonie, dont le président kényan William Ruto, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et la présidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah.
Hakainde Hichilema appelle à l’unité nationale
Dans son discours d’investiture, Hakainde Hichilema a placé l’unité nationale au cœur de son message, reprenant le slogan emblématique : « One Zambia, One Nation ».
Le président réélu a appelé les Zambiens à dépasser les divisions politiques et à considérer leurs adversaires comme des compatriotes partageant un même destin.
Une opposition sous pression
Cet appel à l’unité intervient dans un contexte politique toujours tendu depuis l’élection présidentielle.
Le principal rival de Hakainde Hichilema, Brian Mundubile, est actuellement détenu et poursuivi pour des faits de trahison, selon les informations rapportées. Plusieurs autres figures de l’opposition font également l’objet de procédures judiciaires.
Le climat post-électoral demeure ainsi marqué par des arrestations, des poursuites judiciaires et des accusations réciproques entre le pouvoir et l’opposition.
Les circonstances entourant la mort de l’ancien ministre et opposant Mutotwe Kafwaya, tué lors d’une opération des forces de sécurité au lendemain du scrutin, restent également controversées.
Poursuivre les réformes
Lors de son discours, Hakainde Hichilema a défendu le bilan de son premier mandat et réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes engagées au cours des cinq prochaines années.
Pour ce deuxième mandat, le chef de l’État devra notamment relever le défi de consolider son pouvoir, tout en favorisant l’apaisement du climat politique et en ouvrant davantage d’espace au dialogue avec l’opposition.